(Région 08)
SON CONTOUR
L'Abitibi-Témiscamingue est bornée à l'ouest par la frontière ontarienne, au nord par le 49è parallèle qui la sépare du Nord-du-Québec et à l'est par le méridien 75o 30', qui correspond par ailleurs à la limite ouest de la région de la Mauricie -Bois-Francs. La limite sud-est de la région se situe au sud du réservoir Dozois, alors que la confluence des rivières Dumoine et des Outaouais constitue son point le plus au sud. La superficie totalise 65 000 kilomètres carrés.
SON RELIEF APLANI
La glaciation du Quaternaire (il y a 10 000 ans) a façonné le paysage de l'Abitibi-Témiscamingue. Le passage d'énormes glaciers de 2 à 3 km d'épaisseur a aplani son relief et mis à nu les roches de l'ère du précambrien (vieilles de 3 à 4 milliards d'années) en Abitibi et celles de l'ère du cambrien au Témiscamingue. La fonte de ces glaciers a ensuite laissé un immense lac à deux versants qui s'est graduellement vidé par le sud et par le nord. Ce qui a jadis été un haut-fond du lac Barlow-Ojibway constitue aujourd'hui une ligne de partage des eaux. Ainsi, la plus grande partie des terres de l'Abitibi s'incline vers le nord et ses eaux s'écoulent vers la baie James, tandis que les terres du Témiscamingue se drainent vers le sud jusque dans l'Outaouais. Ce grand lac, une fois vidé, a laissé les dépôts argileux de ses fonds boueux. Cette argile constitue aujourd'hui l'essentiel des terres agricoles de la région. Les caps rocheux dénudés, qui étaient jadis les haut-fonds du lac, sont devenus, au début du siècle, des affleurements rocheux. Ils intéressent les prospecteurs miniers car souvent, on y a trouvé des indices de minéralisation.
SA GÉOLOGIE
L'action volcanique très ancienne a cassé par endroits la croûte rocheuse formée à l'ère du précambrien et a parfois déposé dans ces failles des minéraux métalliques. Ce sont les gisements miniers que l'on découvre depuis le début du siècle, donnant lieu à une industrie minière qui forme l'un des piliers de l'économie de l'Abitibi-Témiscamingue.
À L'ORÉE DE LA FORÊT BORÉALE
La presque totalité de la région était couverte de forêt dont les caractéristiques témoignent de ses zones climatiques et des propriétés du sol. Les forêts de la partie abitibienne sont de type boréal (dominées par des conifères) tandis qu'au Témiscamingue on trouve des forêts mixtes avec des feuillus de qualité.
SON CLIMAT
La position géographique de l'Abitibi-Témiscamingue sur le continent épargne la région des phénomènes climatiques défavorables causés par les tempêtes de l'Atlantique ou les dépressions atmosphériques des Grands Lacs. Les précipitations y sont relativement faibles et le climat sec. Bien que la longueur moyenne de la saison de croissance y soit de 20 à 30 jours de moins que dans la région de Montréal, l'ensoleillement de juin en Abitibi-Témiscamingue excède celui de Montréal de 20 minutes par jour, ce qui atténue les disparités de croissance au début de l'été.
SON RATTACHEMENT AU QUÉBEC
Une route relie la région à la baie James et le reste de la province peut accéder à l'Abitibi-Témiscamingue par deux routes, soit la route 117 qui, depuis Montréal, passe les Laurentides et traverse la réserve faunique La Vérendrye, et la route 113 qui perce à l'est vers Chibougamau pour rejoindre le Saguenay.
SON ORGANISATION SPATIALE
La superficie de l'Abitibi-Témiscamingue se découpe
en cinq territoires de MRC, chacune ayant son pôle urbain. Ensemble,
elles regroupent 88 municipalités dont seulement cinq ont plus de
5 000 habitants et deux ont plus de 20 000 habitants. 35 municipalités
ont moins de 500 habitants. La région est ainsi parsemée
de petites collectivités.
Population par municipalité régionale de comté en Abitibi-Témiscamingue 1996
| MRC Témiscamingue | MRC Rouyn-Noranda | MRC Abitibi-Ouest | MRC Abitibi | MRC Vallée-de-l'Or | Région Abitibi-Témiscamingue | |
| Nombre | 18 027 | 42 638 | 23 571 | 25 280 | 44 389 | 153 905 |
| % | 11,71 | 27,70 | 15,32 | 16,43 | 28,84 | 100 |
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